05 novembre 2007
le grand voyage ...
J'emprunte à Charles Duchaussoy le titre car il y a parfois des sensations qui vous obligent au voyage, des jambes inouies qui déjà vous emmènent loin, ou la lascivité qu'on a à les parcourir voire à s'en abreuver lentement revêt d'emblée la promesse de tous les abandons, de toutes les langueurs parées d'audace. A la lisière des chevilles fines, l'émoi devient la seule expression possible, l'unique réflexe avant de surseoir à la retenue, la frontière intangible entre le désir naissant dont le dessein , de plus en plus net, s'ébauche avec vigueur.C'est une promesse qu'on ne veut pas voir aboutir, une parenthèse lascive à l'excés qu'on referme à regret et qui nous laisse une envie de douceur comme une voie toute tracée, un baiser qui ne peut être que soyeux aux confins d'un désir enivrant...
Et lorsque la pudique gravité n'est plus qu'un lointain souvenir ... que la chair n'est plus une muse mais déja une oeuvre éternelle
aux flambeaux incertains se consumant aussi fiévreusement qu'ils se taisent avec nonchalance dans l'écho du voyage qu'ils ont su faire naitre ...
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